Le Finistère, à la fin du XIXème siècle, est encore dans la mentalité hexagonale un "lointain pittoresque" alimenté par les relations littéraires le plus souvent issues de voyages rapides. Il hérite aussi d'une réputation usurpée de conservatisme politique associée aux traits généraux d'un Ouest contre-révolutionnaire.
La complexité des attitudes, en particulier entre un Brest en proie à une agitation précoce, un Léon, "terre des prêtres", et une Cornouaille, "berceau, selon André Siegfried, de la République en Bretagne", prouve qu'il n'en est rien.
En réalité, l'évolution politique du département accompagne le mouvement général de la société française.
Quitte à décevoir ceux qui tiennent à sa singularité absolue, la manifestation de ses choix politiques ne l'inscrit pas dans une attitude systématiquement originale.